Installation plastique et photographies

Nos réflexions sur l’urbanisme de Kinshasa et celui de Bruxelles se conjuguent dans cette installation. Notre attention pour le «savoir-vivre ensemble» de Kinshasa s’est prolongé dans une interrogation sur la place des intérêts privés dans la construction de l’espace public à Bruxelles.
Flirtant entre clichés et posture naïve, notre réalité est ici transposée dans des symboles plastiques (immeubles miniatures) et des mots en tant qu’idées ou valeurs, que nous mettons en scène pour ouvrir des espaces de dialogue et soulever des questions qui nous semblent essentielles:
Comment construire, vivre et partager l’espace commun?
Qu’est-ce que la propriété publique, partagée, collective?
Dans un premier temps nous mettons en acte ces interrogations au moyen d’une performance minutée et protocolaire dans l’espace public, elle démarre par un coup de balai et met en scène la construction d'une parcelle de ville.
Dans un deuxième temps, nous dialoguons avec les spectateurs autour des mots-valeurs qui illustrent nos “immeubles de verre”: il s’agit d’identités visuelles ou logos réinterprétés et décalés au profit d'un mot-idée qui semble être absorbé par la marque ou firme qui l'utilise dans sa communication commerciale.
Quelle liberté nous promet Coca-Cola?
L'amitié appartient-elle désormais à Facebook?

Deux tirages photo de l’installation Néo Free City ont été réalisés pour mettre en exergue un point de vue dans une autre échelle ainsi qu’une intégration de l’installation à la ville.